Barrage de Chancy-Pougny

Aujourd'huiDemainL'environnement
Les mesures compensatoiresLe management environnemental



Un aménagement incorporé dans la chaîne de centrales du Rhône genevois
L'aménagement de Chancy-Pougny s'insère dans la chaîne de centrales hydroélectriques du Rhône genevois.
L'exploitation de cette chaîne est caractérisée par une modulation du débit du Rhône. Les eaux retenues dans le lac Léman sont relâchées aux heures de forte consommation électrique par l'ouvrage du Seujet (SIG). Augmentées par l'Arve, elles descendent le Rhône et sont valorisées à Verbois (SIG) puis à Chancy-Pougny, avant d'aboutir dans la retenue de Génissiat (CNR).
Aujourd'hui le débit turbinable à Chancy-Pougny est inférieur aux 620 m3/s en provenance de Verbois. Une partie du débit est déversé par les vannes, sans être transformé en énergie. Cette incohérence dans l'exploitation hydroélectrique du Rhône genevois nécessite d'augmenter le débit utilisable à Chancy-Pougny de 520 à 620 m3/s.

Des enquêtes publiques pour le renouvellement des concessions
En mai 1997, la SFMCP dépose sa demande auprès des autorités suisses et françaises, accompagnée d'une étude d'impact sur l'environnement. Après examen, ce dossier a été soumis à l'enquête publique auprès des communes riveraines concernées, suisses et françaises. Il fixe les parts à l'énergie produite à 64,6% pour la Suisse et 35,4% pour la France.
L'entrée en vigueur des nouvelles concessions a bien eu lieu le 1er octobre 2003, elles s'étendront jusqu'au 8 avril 2061..

La rénovation de l'ouvrage
La SFMCP a le devoir d'assurer la pérennité des ouvrages. Une rénovation complète s'impose. Elle doit intégrer les contraintes et potentialités inhérentes à la modulation des débits.
La baisse du prix de l'énergie haute tension induite par l'ouverture du marché de l'électricité dans l'Union européenne entraîne un étalement de la rénovation sur une période de 20 ans.